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Autre

Patricia Couture-Gurkovska

mercredi, 21 mars 2012

Apprivoiser le cafard

Contrairement au bon Artisan du Changement qui remplit son devoir d’amour envers le vivant, je n’aime pas tout ce qui bouge. Particulièrement pas les insectes et autres bestioles grouillantes. L’arthropode qui court plus vite que moi et qui sécrète de la glue en mastiquant des peaux mortes sous une mandibule acérée, je ne le trouve pas attendrissant.

(cc) Claire Brownlow

Je fais des cauchemars depuis que j’ai vu les photos de la ville australienne Wagga Wagga, récemment ensevelie sous un manteau de soie blanche tissé par des millions d’araignées. Après des bouffées de chaleur nauséeuses, une paralysie contemplative proche de la fascination morbide et l’écriture automatique du prochain film d’Armageddon … j’ai cherché l’explication scientifique au phénomène. Elle est très simple : 1) le village connait des inondations 2) les araignées, au ras du sol, craignent la noyade 3) elles grimpent au sommet des buissons pour se tisser un abri au sec.

Malgré ma répugnance, je félicite chapeau bas ces araignées! Leur instinct de survie nous rappelle que l’humanité doit sa propre existence à de courageux insectes et arachnides qui grouillent au sous-sol de nos écosystèmes. Par la prédation et la pollinisation, ils garantissent un lendemain aux espèces qui vivent à leur traîne. Pour les en remercier, offrons-leur un tout inclus dans un hôtel nouveau genre, l’Insect Hotel (Maison des insectes pour la distribution française). Signée Neudorff, une société qui développe des produits de jardinage écologiques, ce refuge à insectes clé en main propose une gamme de «chambres» adaptées aux besoins de nidification ou d’hibernation. De quoi réjouir l’hexapode en voyage d’affaire et le lépidoptère volage!

Rappelons-nous aussi que Gisèle la Coquerelle et toute sa bande forment un garde-manger tristement sous-estimé. Avec une croissance démographique qui fait craindre une politique du 1 steak par famille, le temps est venu de cuisiner nos nutritifs amis. Nombre de gourmets le font déjà, dont le chef new yorkais Gene Rurka qui cuisine ses propres cafards nourris aux fruits et au maïs. Cuits à froid et plongés dans le whiskey, leur chair est sublimée d’un soupçon de miel de Tasmanie et de sauce soya. L’entomophagie, c’est une autre façon d’apprivoiser le cafard!

Aimons les bestioles parce qu’elles goûtent bon, et parce qu’elles nous offrent de croustillants anthropomorphismes… Comme nous, la mouche drosophile noie son échec amoureux dans l’alcool, en sirotant la fermentation de fruits mûrs. Comme nous, l’abeille domestique souffre de crises identitaires et voudrait changer de carrière. Comme nos braves réfugiés climatiques, l’araignée de Wagga Wagga érige des camps de fortune où elle survit sous des bâches en toile. Comme nous, la bestiole trouve que l’espèce qui vit à l’autre extrémité de la chaîne alimentaire a une gueule bien moche.

Patricia Couture-Gurkovska

mercredi, 3 mars 2010

ELOGE DE LA LENTEUR

Famille Slowmo


Dans la série « On peut jamais avoir la paix » voici une autre raison de culpabiliser : moi qui arpente la Toile frénétiquement pour produire ce blogue, vous qui me lisez en ce moment même  – me lisez-vous ?  Y a quelqu’un ?  Si oui, levez la main, faites du bruit, quelque chose ! – vous et moi, tout chantres de la Green Attitude que nous soyons, sachez que ce faisant, nous polluons. D’accord, on se doutait bien que notre ordinateur devait, comme tout appareil domestique, consommer de l’énergie (calculez ici l’empreinte carbone de votre PC), mais saviez-vous qu’une recherche Google, c’est l’équivalent de 56 kilomètres en voiture et qu’avec ce seul billet, j’en ai « carbonisé » l’équivalent de 8? Selon le groupe d’expert Gartner, les consommations électriques du secteur informatique génèrent 2% des émissions de gaz à effets de serre de la planète, soit autant que le transport aérien (dont je vous reparlerai)…

Qu’à cela ne tienne. Car après le Slow Food et le Slow Travel (dont je vous reparlerai aussi), on a inventé le Slow Surf, ou comment rester branché en naviguant intelligemment, donc en polluant moins. D’aucuns protesteront, moi la première, que leur ordinateur est déjà suffisamment « slow », et oui, c’est un peu grano comme philosophie : «Prendre le temps de profiter, ne pas se précipiter, et aboutir à l’utile sans se perdre dans le futile. Une façon plus sereine de naviguer. » Le site Slow Surf, fait en français par des Français comme son nom ne l’indique pas, propose une foule de tips pour verdir notre passage dans le World Wide Web, comme opter pour la multiprise, utiliser les favoris, privilégier les transferts par clé USB et éviter de vérifier ses courriels ou son compte Facebook toutes les trois minutes…

Bon, je vous aurais bien mis ici un petit vidéo sympa, mais je dépasse déjà mon quota d’émission CO2 pour aujourd’hui…

pvpinteractif

vendredi, 2 octobre 2009

Artisans du Changement

Le site Internet et le blogue d’Artisans du Changement prennent finalement leur envol, se voulant une véritable référence dans le domaine du développement durable. Après des mois à explorer le parcours de ces Artisans qui œuvrent pour le bien commun, l’équipe de PVP interactif en est venue à remettre en question ses propres habitudes de consommation.


Comme une majorité de gens, nous constituons des maillons de la chaîne de consommation, un cycle effréné auquel il convient aujourd’hui d’apporter des changements pour assurer l’avenir des générations futures. Puisque chacun peut, à sa façon, influencer le cours des choses, nous espérons que chacun d’entre vous comprendra combien il est important de considérer l’économie, la société et l’environnement comme un tout.


Nous espérons que ce blogue sera un lieu d’échanges prolifique entre les Artisans du Changement, les internautes et les membres de notre équipe.