
La structure économique du Canada, sur laquelle se base l’ensemble des rouages financiers qui influencent la vie de ses habitants, date d’une autre époque. Élaborée au XIXe siècle, elle sert des intérêts largement mercantiles et relaie au second rang de ses priorités les aspects environnementaux ou sociaux. Pour cause, lorsqu’elle fut élaborée, les ressources naturelles du continent nord-américain semblaient inépuisables, une situation qui a bien changé.
Les valeurs économiques actuelles, basées sur la concurrence, l’individualité et la quête de profits, poussent à l’enrichissement d’un nombre très restreint de personnes. Le coût social et environnemental d’une telle mentalité n’est pas négligeable. Ainsi, il faut recentrer nos valeurs communes afin que les entreprises prospères compensent les effets néfastes de leurs activités sur la collectivité, notamment en payant des taxes sur la pollution qu’elles engendrent.